Érica je brise
Par l'auteur
Gilles Cyr
« Erica, nom général des bruyères. Du grec eriko, “ je brise ”, qui désigne la bruyère arborescente. Les rameaux sont cassants. Je vois. Vous accordez beaucoup d’importance au monde extérieur. Quel rapport établissez-vous, précisément, entre le poème et le monde ? Rapidement, je dirai ceci. Le monde propose des événements, qui délimitent notre existence. Les mots du poème disent l’élément du monde. Pour autant, si le poème existe, ce n’est pas sans distance. Et ce qu’on brise, alors, se situe dans la langue. Mais la référence au paysage, au lieu, à l’objet, depuis l’époque moderne, ne tend-elle pas à se dissoudre ? La voix du poète ne devient-elle pas en quelque sorte l’unique réalité ? Votre question est d’actualité. J’en parlais justement hier soir avec… Tiens, c’est qui ? Le monde extérieur commence un peu plus loin, dit quelqu’un en rentrant. » G. C.

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Du même auteur au groupe VML
Huit sorties, Les Éditions de l'Hexagone, 2012
Fruits et frontières, Les Éditions de l'Hexagone, 2006
Érica je brise, Les Éditions de l'Hexagone, 2003
Pourquoi ça gondole, Les Éditions de l'Hexagone, 1999
Songe que je bouge, Les Éditions de l'Hexagone, 1994
Andromède attendra, Les Éditions de l'Hexagone, 1991
Diminution d'une pièce, Les Éditions de l'Hexagone, 1983
Sol inapparent, Les Éditions de l'Hexagone, 1978