Les Éditions de l'Hexagone

Andrée Maillet







 

Notice biographique de l'auteur

Andrée Maillet naît à Montréal en 1921. Très jeune, elle entreprend une carrière de journaliste et de correspondante de presse en Europe de 1941 à 1952, puis elle devient reporter à Photo Journal et éditorialiste au Petit Journal. De 1952 à 1960, elle dirige la revue Amérique française. Elle a écrit des romans, des nouvelles, des contes pour enfants, mais aussi des dramatiques pour la télévision, des romans radiophoniques, plusieurs cycles de poèmes et des récits de voyage. Fondatrice du PEN Club canadien-français, elle est Officier de l'Ordre du Canada et membre de l'Académie canadienne-française. En 1990, elle a reçu le prix David qui vient couronner l'œuvre la plus marquante de la littérature québécoise.


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Résumé de carrière


Sans doute peut-on également rattacher à la veine satirique, au moins en partie, la romancière et journaliste Andrée Maillet (1921-1995), reporter à Photo-Journal, puis éditorialiste au Petit Journal, directrice d'Amérique française et animatrice de la vie littéraire montréalaise des années 1950. Son étonnant premier roman, Profil de l'orignal (1952), comporte une dimension fantastique et reprend des éléments du conte traditionnel, dont la figure mythique de cet orignal fou que des bûcherons ont habitué au gin. Les aventures picaresques de Paul Bar le placent, sous divers déguisements, dans des contextes totalement différents que seuls quelques indices, souvent des clins d'œil ironiques à «l'élan», relient entre eux. La lecture devient alors un jeu et le texte apparaît comme une suite de pastiches, chaque chapitre imitant jusqu'à la caricature un genre ou une manière littéraire. Mais l'exercice parodique se double d'une fable sur l'origine et toutes les fuites de Paul Bar finissent par le ramener au bois d'où il était parti et à l'affrontement final avec l'orignal. La parodie et la satire sociale se retrouvent également dans les nouvelles qui composent le recueil Les Montréa/ais (1963), ainsi que dans le roman Les Remparts de Québec (1964), récit à la première per­sonne de la jeune Arabelle Tourangeau, adolescente en révolte contre sa famille bourgeoise de Québec qui n'est pas sans évoquer pour les lecteurs contempo­rains la Bérénice Einberg de Réjean Ducharme. Ce sera encore le cas dans Le Doux Mal (1972), histoire de passion et d'argent qui met en scène une comédienne pendant la crise d'Octobre. Andrée Maillet poursuivra sa carrière jusque dans les années 1990 et ses livres suivants contiendront une charge contre la société canadienne-française, notamment Les Lettres au surhomme, paru en 1976 et repris en 1990 avec une suite, Le Miroir de Salomé, composé des lettres que Salomé Camaraire, jeune fille de la bourgeoisie canadienne-française, adresse à Love, son «héros» américain. Ces lettres, datées de décembre 1943 à octobre 1945, racontent la vie quotidienne et les déboires de Salomé qui veut s'émanciper de sa famille et terminer des études à New York.

BIRON Michel et al. Histoire de la littérature québécoise, Boréal, Montréal, 2007, p.346-347.


Prix et distinctions


Du même auteur au groupe Ville-Marie Littérature


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