Les Éditions de l'Hexagone

Martine Audet




Martine Audet
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Notice biographique de l'auteur

Née à Montréal, Martine Audet est l'auteure de plusieurs recueils de poésie dont Les manivelles et L'amour des objets. Ses poèmes paraissent régulièrement dans des ouvrages collectifs du Québec et d'ailleurs. Elle a, entre autres distinctions, reçu le prix Alain-Grandbois de l'Académie des lettres du Québec et le prix de poésie des Terrasses St-Sulpice de la revue Estuaire.


Résumé de carrière



Née à Montréal en 1961, Martine Audet est l'auteure des recueils de poésie Les murs clairs, Doublures et Orbites (Le Noroît), du recueil pour adolescents Que ferais-je du jour (La courte échelle), du livre-cd Personne ne sait que je t'aime, en collaboration avec José Acquelin et Michel F. Côté (Planète rebelle), et des recueils Les tables, Les mélancolies, Les manivelles et L'amour des objets (l'Hexagone).  Ses poèmes paraissent régulièrement dans des anthologies, des collectifs et des revues du Québec et d'ailleurs (Action poétique, L'Arbre à paroles, Les Écrits, Entrelacs, Exit, Immaginazione, Liberté, Skald…) et certains ont été traduits en anglais, en espagnol, en italien, en allemand et en tchèque.

Elle a participé à différents événements littéraires (Biennale internationale des poètes en Val-de-Marne, Festival Voix d'Amériques, Mois des auteurs en République tchèque, Festival de poésie de Trois-Rivières, de Namur…) ou artistiques (Voix/Voies le projet de Michel Goulet pour la Biennale du Havre, Épreuve de distance à la galerie de l'UQAM…).

Elle lie parfois photographie ou peinture à son travail d'écriture.  Elle a d'ailleurs exposé le projet poèmes et photographies Les grands cimetières I : Le ciel n'est qu'un détour à brûler à la Maison de la Culture du Plateau au printemps 2009 et a illustré le recueil de poèmes pour enfants devenus grands L'oiseau, le Vieux-Port et le charpentier du regretté Michel van Schendel (troisième prix au Alcuin Book Design du Canada). 

Son précédent recueil, L'amour des objets, est dans le TOP 5 du journal Voir pour les livres québécois de l'année 2009.  Elle a, entre autres distinctions, reçu les prix Alphonse Piché, Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire, Alain-Grandbois, en plus d'avoir été deux fois finaliste aux prix littéraires du Gouverneur général.


Prix et distinctions


  • 2e Prix littéraires Radio-Canada ; Catégorie poésie, 2008
  • Finaliste au Grand Prix du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, 2007
  • Finaliste au Prix du Gouverneur général ; Catégorie poésie, 2007
  • 3e Prix Alcuin book design in Canda ; Catégorie illustrations, 2007
  • Mention Prix de poésie de Trois-Rivières, 2004
  • Finaliste au Prix France-Québec, 2004
  • Finaliste au Prix Jean-Hamelin, 2004
  • Prix Alain-Grandbois, 2001
  • Prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire, 2000
  • Finaliste au Prix Alain-Grandbois, 1999
  • Finaliste au Prix Émile-Nelligan, 1996
  • Prix Alphonse-Piché, 1993

Du même auteur au groupe Ville-Marie Littérature


Entretien avec l'auteur

Entretien avec Martine Audet pour «L'amour des objets».


Parlez nous de ce nouveau recueil, L’amour des objets, pourquoi ce titre ?
    J’aime les titres qui ne contraignent pas, ceux qui multiplient les questionnements, déplacent les limites et s’attardent aux mots. D’autre part, j’aime la précision (la poésie est d’ailleurs un effort contre la confusion qui règne en nous et autour de nous) et privilégie un titre fait de mots qui, venus du projet lui-même, parlent également de la structure du recueil.
    L’amour des objets, à la fois titre de la première partie et de l’ensemble, est évidemment une allusion à cette notion d’objet de l’amour. C’est un travail sur la perte donc et les élans, sur les failles, la blessure et les origines, sur le droit d’exister et le doute. Il rassemble des éclats, des débris, des ruines remontés à la surface lors de l’écriture des recueils précédents (Les mélancolies et Les manivelles). 
    Objets de retournement au cœur du silence, voix haletante qu’on pourrait croire revenue de la mort comme dans le cas de la suite sur le sang que Catherine Mavrikakis m’avait demandée alors que je lisais le journal posthume de Guibert, disparition, apparition ou verticalité de ce que l’on tend vers l’autre, de ce qui est tendu vers nous… L’amour des objets est fait de cinq séries de poèmes, cinq mouvements, gestes ou voix, qui, en articulant une certaine mémoire, cherchent à reconnaître l’amour comme présence au monde.
    J’ai voulu aller au plus près de ce qui, dans ma parole, me permettait de dire et c’est pourquoi il y a un rythme, une disposition, une ponctuation, un silence propre à chaque mouvement.  Le travail formel est un travail de nécessité : c’est une écoute de ce qui surgit et un appui pour aller vers ce que l’on ne sait pas, l’inattendu.
    Le titre rappelle également que, pour moi, le poème est un objet, un objet créée dans la matière-langue avec différentes couches de souvenirs, de références, de rêves, avec le sentiment de finitude ou de joie, d’ignorance aussi, afin de poursuivre l’avancée dans le comment dire…dans le comment vivre…
    Bachelard n’a-t-il pas écrit que c’est en méditant l’objet que le sujet peut le mieux s’approfondir…
    Quels sont vos projets ?
      Je laisse actuellement reposer un manuscrit qui est entre mutisme et cri, entre déchirures originelles et appels, entre vérités et mensonges… un jeu de miroirs peut-être…
      Je travaille également un projet intitulé : Les grands cimetières. La première partie, qui est une alternance de poèmes et de photos, sera présentée dans le hall de la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal du 12 mars au 11 avril 2009. La deuxième phase, davantage liée au son, en est à l’étape du peaufinage.
      Au mois de mai, je participerai aux soirées Poètes de l’Amérique française, à Montréal et à Québec, et aurai alors l’occasion de lire des extraits de recueils précédents (Orbites, Les tables, Les mélancolies et de Les manivelles), mais également deux extraits de L’amour des objets et un autre de Le ciel n’est qu’un détour à brûler, le premier volet du projet Les grands cimetières.
      Avez-vous une adresse électronique où vos lecteurs peuvent vous écrire ?
        martine.audet@yahoo.ca

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        Prix et distinction

        Lauréate du Grand Prix du livre 2010 de la ville de Sherbrooke

        Auteur : 
        July Giguère
        Livres : 
        rouge presque noire
        Année : 
        2010
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