François Hébert
Notice biographique de l'auteur
François Hébert a enseigné la littérature à l'Université de Montréal, il a dirigé la revue Liberté et il a été critique littéraire au quotidien Le Devoir. Il est aussi l'auteur de romans, d'essais et de poèmes, dont, à l'Hexagone, Les pommes les plus hautes (1997) et Comment serrer la main de ce mort-là (finaliste aux prix Alfred-DesRochers et du Festival international de poésie de Trois-Rivières, 2007).

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Poèmes de cirque et circonstance, François Hébert
Poèmes de cirque et circonstance, François Hébert
Résumé de carrière
Poète, essayiste et romancier, François Hébert fait ses études au collège Stanislas, à Montréal, puis à l’Université de Montréal et enfin à l’Université d’Aix-Marseille où il obtient un doctorat pour sa thèse sur l’oeuvre romanesque d'André Malraux. De 1972 à 2006, il a enseigné les littératures québécoise et française à l’Université de Montréal, tout en animant des ateliers de création.François Hébert a également été directeur littéraire des éditions Quinze, critique littéraire au Devoir et directeur de la revue Liberté.
Prix et distinctions
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Finaliste du prix Jean-Éthier-Blais , 2009
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Finaliste du prix Alfred-DesRochers , 2007
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Finaliste du prix du Festival International de la Poésie de Trois-Rivières, 2007
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Finaliste du prix Spirale de l'essai , 2002
Du même auteur au groupe Ville-Marie Littérature
Entretien avec l'auteur
Entretien avec François Hébert pour «Poèmes de cirque et circonstance»
- Dans ce recueil, votre poésie se situe entre l’oralité, le jeu sur les sons et le sens. Est-ce votre définition personnelle de la poésie ?
- Mmmf, grrrr, iiiiiiiiiiiiih…
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- Mais encore ?
- Changer le monde, les gens, le climat, l’histoire ? Non. Je cherche des accords, un peu de sens. J’envoie des ondes comme les chauves-souris. La poésie est mon avant-garde. Je lance des images et j’attends l’écho, les rebondissements. Je tombe sur de l’absurde, du tragique, de l’injustice, des murs, du potinage, du cinéma, du sang, des chiffres, de la prétention, du narcissisme, des silences, du trivial, du romanesque… De l’inespéré parfois, par bonheur, par résonance magnétique. Qui sait aimer ? Qui ne veut être aimé ?
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- Y a-t-il des auteurs qui vous ont accompagné durant cette écriture ?
- L’écriture est un voyage organisé, on se déplace en groupe dans les mots, les idées, les émotions, on piétine des monuments, on prend des chemins de traverse, on est un peu perdu, on siffle dans le noir, on se demande toujours lequel du groupe est le guide, est-ce Leonard Cohen ou Henri Michaux ou Raymond Queneau ou Jacques Brault, et on voit tout à coup apparaître dans la cohue un parent, un chat, un mort, une beauté, un lecteur, un sans-abri…
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- Seriez-vous d’accord si on vous disait que votre écriture a aussi une dimension réservée et secrète, malgré le ton humoristique ?
- Oui, sans doute à cause du ton.
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- Vous construisez avec de petits objets trouvés au hasard de vos promenades des
« petits tableaux », Il y en a même un en page couverture. Ce travail est-il lié à votre recherche poétique ?
- Oui. Je m’enorgueillis notamment de portraits cubo-passéistes : j’ai un Ray Charles, un Tintin, un Trudeau, un Hubert Aquin, un Ed Sullivan, un Sartre, une poupoune, un rabbin, un clown, un Claude Ryan, un couple saoudien, un Michel Beaulieu, un Christ en croix, un Elvis Gratton, un Octave Crémazie, un Cortazar, un petit René Lévesque, un Cendrars, un Paolo Uccello, un Pierre Gravel, trois costumés à la manière du peintre Jaber Lutfi…
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- Avez-vous des rituels d’écriture ? Lesquels ?
- Il paraît que je frappe les touches de mon clavier comme des clous, un jour mes doigts vont rester pris dedans.
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- Quels sont vos projets ?
- Je voudrais obtenir une bourse du CALQ mais j’ai passé l'âge de raison, j’ai été universitaire, on me croit millionnaire, tel juré ne m’aime pas et, comme disait Jean Chrétien, que voulez-vous… Plus sérieusement, j'en ai mille. Plus sérieusement encore, aucun.
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- Avez-vous une adresse électronique où vos lecteurs peuvent vous écrire?
- Oui : frhebert@videotron.ca
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