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  • Deux femmes. Une chambre. Hôtel Rafale. Une ville armée jusqu'aux dents. Plus tard, Rimouski, le fleuve tranquille, la naissance d'un projet entre une femme de lettres, une photographe et l'océanographe Occident DesRives. La mer. Ivresse du récit. Puis, la réalité vaille, les questions se multiplient, secouent les certitudes. Un temps double s'installe, couple mystérieux du réel et du virtuel. Qui de l'image ou des mots nous initiera désormais à la vérité des lieux, à la passion forte du futur?

    Roman de vertige et d'exubérance, Baroque d'aube rappelle sur écran de ville et de nuit que, là où les visages de la fiction et les pensées se rencontrent, le monde fertile du désir recommence en nous comme une intuition.

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  • Dix siècles avant J.-C., le roi David se meurt lentement, il a perdu goût à la vie et ne songe même plus à procréer. Le voudrait-il d'ailleurs qu'il ne le pourrait plus. Israël est en deuil de sa force et l'inquiétude gagne tout le royaume.

    À la surprise de son entourage, le roi sort tout d'un coup de sa torpeur, il cède aux démons de sa jeunesse: Aysu, sa concubine préférée, prend la mer et se rend à Chypre, l'île sacrée de la Terre-mère. Elle est chargée d'une étonnante mission. Comment fait-on pour renouer avec les forces vitales de la terre, pour communier à la jeunesse éternelle, pour vivre l'éternel recommencement, à la manière du serpent?

    Deux univers s'affrontent ici, au centre desquels se meuvent le roi David et sa favorite, Aysu. D'un côté, le monde céleste, où se tient, immobile et froid, le Père créateur; de l'autre, l'univers grouillant de la Terre-mère qui pour centre la terre de Chypre, où se pratiquent les rites les plus étranges.

    Ce monde en quête des origines, cette troupe d'éternels chasseurs de liqueurs séminales réservent bien des surprises à la curieuse escorte d'Aysu et sans doute au lecteur...

    Un récit qui lentement nous envoûte, une histoire séduisante, servie par une langue ample et belle. Une lecture fascinante du mot « païen ».

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  • Il cracha sur les flammes, léger grésillement, infime court-circuit, quelque chose comme ça, bruit de l'âme qui s'en va. N'oubliez pas votre promesse, rappela-t-il encore au photographe, le reportage. Et, comme Timotée se taisait, Pisin ajouta, tout en offrant aux flammes une canette vide de Count Cola : votre fixation sur cette frégate a une certaine beauté. Celle de la démesure. Il la mima en étendant les bras horizontalement : la démesure mesurait environ un mètre quatre-vingts.

    Vous êtes photographe et vous partez à la recherche d'une frégate japonaise échouée sur l'île de Bougainville. Mais c'est plutôt une séduisante Taïwanaise, puis des guérilleros que vous trouvez sur votre chemin. Bientôt, ils deviennent vos geôliers. Et pendant que vous tergiversez dans votre cage de bambou, hésitant entre diverses formes d'évasion, l'épave disparue continue de se désagréger, comme tout le reste.

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  • L'enfant qui entame la rédaction de ce journal intime est innocent. Fraîchement débarqué dans son nouveau quartier, il lui tarde de rencontrer ses camarades de classe. Mais dès le premier jour, dans la cour d'école, c'est son bourreau qui l'attend. Le monde coloré qui l'habite s'assombrit à mesure que les insultes se transforment en coups, les coups en torture; les phrases sautillantes du début font place à une écriture exsangue où la candeur ne convainc plus. C'est un enfant rompu qui, à la fin, noircit les pages de son journal, son seul ami, son « frère de papier ».

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  • Il cracha sur les flammes, léger grésillement, infime court-circuit, quelque chose comme ça, bruit de l'âme qui s'en va. N'oubliez pas votre promesse, rappela-t-il encore au photographe, le reportage. Et, comme Timotée se taisait, Pisin ajouta, tout en offrant aux flammes une canette vide de Count Cola : votre fixation sur cette frégate a une certaine beauté. Celle de la démesure. Il la mima en étendant les bras horizontalement : la démesure mesurait environ un mètre quatre-vingts.

    Vous êtes photographe et vous partez à la recherche d'une frégate japonaise échouée sur l'île de Bougainville. Mais c'est plutôt une séduisante Taïwanaise, puis des guérilleros que vous trouvez sur votre chemin. Bientôt, ils deviennent vos geôliers. Et pendant que vous tergiversez dans votre cage de bambou, hésitant entre diverses formes d'évasion, l'épave disparue continue de se désagréger, comme tout le reste.

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  • L'enfant qui entame la rédaction de ce journal intime est innocent. Fraîchement débarqué dans son nouveau quartier, il est impatient de rencontrer ses camarades de classe. Mais dès le premier jour, dans la cour d'école, c'est son bourreau qui l'attend. Le monde coloré qui l'habite s'assombrit à mesure que les insultes se transforment en coups, les coups en torture; les phrases sautillantes du début font place à une écriture exsangue où la candeur ne convainc plus. C'est un enfant rompu qui, à la fin, noircit les pages de son journal, son seul ami, son « frère de papier ».

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  • En 1864, l'Espagne chercha une raison de faire la guerre au Pérou. Elle trouva le guano: ce fut sérieux. Simón, marin scribouillard, en profita pour rencontrer une femme. Ce fut bref. Cette femme ne figure pas dans les rapports officiels, bien qu'elle les eût gonflés d'une conquête supplémentaire. Sans doute valait-il mieux qu'elle demeure rêvée. Car lorsqu'elle partit, elle ne disparut pas pour autant, et Simón put emmener son fantôme à bord de son navire.


    Dans ce roman, qui hérite beaucoup de Julien Gracq et de Jean Echenoz, l'auteur observe à la loupe ce qu'on a l'habitude de nous montrer en plan de grand ensemble.

    Tourmenté, il n'arrivait plus à écrire ses rapports, encore moins une lettre pour Montse. Ce n'était pas faute d'y penser. Précisément, il ne pensait qu'à cela. Elle était dans toute allusion à Callao, à l'Espagne, aux femmes en général, aux parapluies en particulier, à n'importe quoi. Sa pensée était comme encerclé de sa chevelure. Et cette idée fixe ne se remuait qu'en de brefs moments de soulagement : une miction, un sommeil, un danger.

    Or, dès que le calme revenait au monde, la tempête reprenait en lui.

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  • En 1864, l'Espagne chercha une raison de faire la guerre au Pérou. Elle trouva le guano : ce fut sérieux. Simón, marin scribouillard, en profita pour rencontrer une femme. Ce fut bref. Cette femme ne figure pas dans les rapports officiels, bien qu'elle les eût gonflés d'une conquête supplémentaire. Sans doute valait-il mieux qu'elle demeure rêvée. Car lorsqu'elle partit, elle ne disparut pas pour autant, et Simón put emmener son fantôme à bord de son navire.
    Dans ce roman, qui hérite beaucoup de Julien Gracq et de Jean Echenoz, l'auteur observe à la loupe ce qu'on a l'habitude de nous montrer en plan de grand ensemble.

    Tourmenté, il n'arrivait plus à écrire ses rapports, encore moins une lettre pour Montse. Ce n'était pas faute d'y penser. Précisément, il ne pensait qu'à cela. Elle était dans toute allusion à Callao, à l'Espagne, aux femmes en général, aux parapluies en particulier, à n'importe quoi. Sa pensée était comme encerclé de sa chevelure. Et cette idée fixe ne se remuait qu'en de brefs moments de soulagement : une miction, un sommeil, un danger.
    Or, dès que le calme revenait au monde, la tempête reprenait en lui.

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  • Ses longs bras se croisent derrière ma nuque, les miens emprisonnent son dos puis, jambes enchevêtrées, cheveux et salive entre nos bouches, nous basculons sur le lit. Nous restons ainsi un bon moment, nos langues exprimant sans paroles l'émoi que jettent en nos abîmes la nostalgie de mes automnes et la souillure de son adultère.

    Un écrivain quinquagénaire, couvert d'honneurs mais désabusé, traîne sa solitude dans un salon du livre en région éloignée. Vivant en Afrique depuis de nombreuses années, il retrouve, à l'occasion de ce retour au Québec, les sentiers de son enfance et revit la douleur d'un premier amour traumatisant.

    L'homme de partout, cet étranger sans adresse, trouvera alors le chemin de son histoire et découvrira que même les grands voyageurs ont toujours des racines quelque part.

    L'homme de partout est un roman touchant, au style sensible et sincère, qui laisse entrevoir les contours de la vie de son auteur.

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  • Ses longs bras se croisent derrière ma nuque, les miens emprisonnent son dos puis, jambes enchevêtrées, cheveux et salive entre nos bouches, nous basculons sur le lit. Nous restons ainsi un bon moment, nos langues exprimant sans paroles l'émoi que jettent en nos abîmes la nostalgie de mes automnes et la souillure de son adultère.

    Un écrivain quinquagénaire, couvert d'honneurs mais désabusé, traîne sa solitude dans un salon du livre en région éloignée. Vivant en Afrique depuis de nombreuses années, il retrouve, à l'occasion de ce retour au Québec, les sentiers de son enfance et revit la douleur d'un premier amour traumatisant.

    L'homme de partout, cet étranger sans adresse, trouvera alors le chemin de son histoire et découvrira que même les grands voyageurs ont toujours des racines quelque part.

    L'homme de partout est un roman touchant, au style sensible et sincère, qui laisse entrevoir les contours de la vie de son auteur.

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