Les Éditions de l'Hexagone

Gaston Miron





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Notice biographique de l'auteur

Né à Sainte-Agathe-des-Monts en 1928 et mort à Montréal en 1996, Gaston Miron est l’auteur de L’homme rapaillé, recueil sans cesse repris et augmenté depuis sa première édition en 1970 et traduit en plusieurs langues. Éditeur, cofondateur des Éditions de l’Hexagone, Miron a aussi été un incomparable animateur culturel et un infatigable militant indépendantiste.



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Résumé de carrière


Gaston Miron est né en 1928 à Sainte-Agathe-des-Monts, dans les Laurentides au nord de Montréal et est décédé en 1996. Son enfance est ponctuée de fréquents séjours de vacances d’été chez ses grands-parents maternels, à Saint-Agricole, dans le canton de l’Archambault, l’une des sources de son œuvre.
Son père meurt en 1940.
Il fait des études religieuses et d’école normale chez les frères du Sacré-Cœur, à Granby, où il reçoit une formation d’instituteur, de 1941 à 1946.
Il s’installe à Montréal en 1947. Dans les années qui suivent, il occupe divers emplois, étudie les sciences sociales à l’Université de Montréal, enseigne quelque temps au primaire, participe activement au scoutisme de la Route et au mouvement de l’Ordre du Bon Temps qui œuvre dans les champs de la culture populaire, des loisirs et de l’animation sociale.
Dès 1949, il se mêle aux milieux de la bohème montréalaise.
En 1953, il fonde avec un groupe d’amis les Éditions de l’Hexagone, qu’il dirigera jusqu’en 1983. Il devient, à la même époque, et cela durera trente ans, travailleur dans le domaine de la librairie, de l’édition et de la diffusion du livre (chez Beauchemin, Fomac/HMH, Leméac et aux Messageries littéraires).
Son premier séjour à Paris, en 1959-1960, lui permet d’étudier les techniques de l’édition à l’école Estienne et lui donne une première occasion de se lier d’une amitié durable avec des écrivains français et étrangers.
Au fil des années, il est présent à la Foire de Francfort (1963-1968) comme agent littéraire de l’Association des éditeurs canadiens (AEC); il est aussi membre du bureau de l’AEC (1975-1978); chargé de cours d’histoire littéraire à l’École nationale de théâtre (1973-1978); écrivain résident à l’Université d’Ottawa (1971), l’Université de Sherbrooke (1972) et à l’Université de Montréal (1990); membre du collectif de la revue Parti pris (1964-1968); membre fondateur de la revue Possibles (1976); chroniqueur littéraire au Magazine Maclean (1964-1968).
Lié à une pratique de l’engagement, il milite tour à tour au Nouveau Parti démocratique (NPD), au Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), au Parti socialiste québécois (PSQ), et encore aujourd’hui au Parti québécois, au Mouvement Québec français ainsi que dans divers mouvements humanitaires.
Lié à une pratique de l’animation, il organise, entre autres choses, avec Jean-Guy Pilon, la «Rencontre des poètes canadiens» à Montmorency (1957); avec Georges Dor et Claude Haeffely, «Poèmes et chansons» à la Bibliothèque nationale (1968); avec Claude Haeffely et Noël Cormier, «La Nuit de la poésie» au Gesù (1970).
Depuis 1980, il séjourne régulièrement en Europe et il est invité aux États-Unis. Il donne de nombreuses lectures de poèmes: Maison de la poésie de Paris, Beaubourg, La Rochelle, Avignon, Arles, Montpellier, Metz, Rouen, en France; Centre culturel à Rome; musée Guggenheim à New York; International Poetry Forum à Pittsburgh. Il participe également à des colloques et des rencontres internationales, et il prononce des conférences sur la littérature québécoise dans plus de trente universités étrangères.
Il reçoit plusieurs prix tout à la fois pour son œuvre poétique et son action éditoriale et d’animation culturelle. Mentionnons le prix de la revue Études françaises (1970), le prix Duvernay (1978), le prix Guillaume-Apollinaire (1981), le prix Athanase-David de l’État du Québec (1983) et le prix Molson du Conseil des Arts du Canada (1985).
Il est membre de l’Académie Mallarmé (1977), récipiendaire de la médaille de l’Académie des lettres du Québec (1990), de l’Ordre des francophones d’Amérique (1991), des insignes de Commandeur des Arts et des Lettres de la République française (1993).
Son œuvre, L’homme rapaillé, qui affirme la liberté d’une langue, d’une culture et d’une collectivité nationales, a été, en tout ou en partie, traduite en plusieurs langues dont l’anglais, l’italien, le portugais, l’ukrainien, le polonais, le hongrois, le roumain et l’espagnol.


Prix et distinctions


Du même auteur au groupe Ville-Marie Littérature


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