Les Éditions de l'Hexagone

Louise Warren





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Notice biographique de l'auteur

Née à Montréal, Louise Warren vit et travaille dans Lanaudière. Poète et essayiste, elle a publié près d'une trentaine de titres, dont Une collection de lumières (Poèmes choisis 1984-2004) aux Éditions Typo. Elle poursuit une réflexion sur les arts et la création, notamment dans la trilogie Bleu de Delft. Archives de solitude, Objets du monde. Archives du vivant et La forme et le deuil. Archives du lac. Plusieurs de ses titres ont été publiés en format poche aux Éditions Typo dont Interroger l'intensité, réédité en 2009. Sa collaboration accrue avec des artistes a donné lieu à une dizaine de publications (microéditions, livres d'artiste, ouvrages de bibliophilie).
Louise Warren a été invitée à de nombreux événements internationaux (Belgique, Colombie, France, Japon, Nouvelle-Zélande, Venezuela) pour des lectures et des conférences. Ses poèmes ont été traduits en plusieurs langues et elle a reçu plusieurs prix et mentions.



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Résumé de carrière


Née à Montréal (Québec, Canada) en 1956, Louise Warren vit et travaille dans la région de Lanaudière. De 1979 à 1983, elle est chargée de cours en littérature jeunesse à l’Université du Québec à Montréal ainsi qu’à l’Université McGill. Dès 1982, elle fait paraître ses premiers textes de fiction en revue. En 1984, elle publie à Paris un conte pour enfants.

Depuis, elle a publié quinze recueils de poésie dont, aux éditions de l’Hexagone, La pratique du bleu et Une pierre sur une pierre. Sous le titre Une collection de lumières (Choix de poèmes 1984-2004), une anthologie lui est consacrée, aux éditions Typo. Essayiste, elle a consacré un ouvrage d’histoire littéraire à la première femme à publier (en 1910) un recueil de poésie au Québec, Léonise Valois, femme de lettres. Un portrait (l’Hexagone, 1993). Louise Warren détient une maîtrise en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal (1995).

Plus récemment, elle a fait paraître des essais portant sur l’expérience de la création et de l’œuvre d’art, Interroger l’intensité (éditions Trois) et Bleu de Delft. Archives de solitude (Trait d’union, collection
«Spirale»), ainsi qu’une anthologie de poésie québécoise dédiée aux arts visuels, La poésie mémoire de l’art (éditions Art Le Sabord). Objets du monde. Archives du vivant (VLB éditeur, collection «Le soi et l'autre», 2005) poursuit cette démarche. Nuage de marbre, publié en octobre 2006, évoque le souvenir de la romancière Michèle Desbordes et l'emporte dans le mouvement de la création et du voyage.

Elle a participé à de nombreux événements à l’étranger, dont le Marché de la poésie de Paris, le Festival international de poésie de Medellin (2002) et de Cartagena de Indias (2003 et 2004) en Colombie, ainsi que le Festival mundial de poesia Venezuela 2004. En octobre 2004, elle a participé au Festival international de poésie de Wellington en Nouvelle-Zélande. Au printemps 2005, Louise Warren a participé à une lecture à l'Institut franco-japonais de Tokyo. Sa poésie a été traduite en anglais, en néerlandais, et en espagnol (au Mexique, en Colombie et en Argentine).

Sous le titre Une collection de lumières, un spectacle solo de poésie (avec son, images et lumière), créé en partenariat avec le Théâtre Hector-Charland (Ville de L’Assomption), a été présenté au Festival de théâtre à L'Assomption (Festival annuel d’innovation théâtrale) en mai 2005, puis à la Maison de la poésie de Namur, en octobre 2005, à la Maison de la culture du Plateau-Mont-Royal, en mai 2006, dans le cadre du Marché francophone de la poésie de Montréal, et, dans le cadre des Rencontres littéraires Les Petits Toits du monde, en Haute-Provence, en juin 2006.

2004 © Louise Warren - Tous droits réservés. Dernière mise à jour : 20 août 2007


Prix et distinctions


  • Prix Littérature des Grands Prix Desjardins de Culture Lanaudière, 2009
  • Prix Ambassadeur Télé-Québec, 2006
  • Prix à la création artistique en région du Conseil des arts et des lettres du Québec 2003, 2003
  • Prix de la Fondation Hector-Charland, 2003
  • Finaliste du Grand Prix du Festival international de la poésie de Trois-Rivières, 2003
  • Finaliste au prix Alain-Grandbois , 2003
  • Finaliste du prix Odyssé, 2002
  • Finaliste des prix littéraires du Gouverneur général - Poésie, 2002
  • Finaliste du prix Victor-Barbeau , 2002
  • Finaliste du prix Alain-Grandbois , 2000
  • Mention d'honneur de la Société des écricains canadiens - section Montréal, 2000
  • Prix littéraires Radio-Canada - Poésie, 2000
  • Prix littéraires Radio-Canada - Poésie, 1999
  • Mention au Grand Prix Québécor du Festival International de la Poésie , 1995
  • Finaliste du prix Edgar-Lespérance , 1993
  • Finaliste du prix de poésie Terrasses Saint-Sulpice de la revue Estuaire , 1992
  • Finaliste du prix Émile-Nelligan , 1992

Du même auteur au groupe Ville-Marie Littérature


Entretien avec l'auteur

Entretien avec Louise Warren pour «Attachements».


En quelques mots, comment présenteriez-vous votre livre ?
Je suis souvent debout, face à ma bibliothèque, en quête d’une révélation ou d’une apparition. Comme devant un paysage, je médite en laissant mon regard parcourir les lignes horizontales des tablettes, verticales des livres. Rangées de voix, de spectateurs, balcons étagés : ma bibliothèque est un théâtre.
 
Cet ouvrage, qui tient à la fois du carnet de lectures, du journal d’écrivain et de l’inventaire, propose une autre forme de l’essai libre.
 
Explorant la diversité de mes rapports au livre, décrivant les mutations incessantes de ma bibliothèque, j’élabore une sorte d’autobiographie par les livres, un portrait de l’auteure en lectrice. Enfance, jeunesse, études, travail, famille, voyages, création et deuil se lient à des auteurs et à des titres.
 
Dans une composition éclatée, faite de boucles et de cycles, se relance l’art du fragment. Sous l’égide de Montaigne et de Borges, l’essai se construit comme un labyrinthe où l’écriture nous emporte, toujours variée, toujours imprévisible. Au lecteur, à la lectrice le plaisir d’aller de découverte en découverte, d’imaginer ses propres attachements. L’attachement au livre comme art de vivre.
Qu’est-ce qui vous a poussée à écrire ce livre ?
Dans mes essais précédents, il a souvent été question de mes lectures. La bibliothèque personnelle est un lieu de rassemblement de pensées, de souvenirs, d’amitiés. Le mot lui-même est dans la suite des mots collection, anthologie, archives qui participent à mon œuvre d’essayiste et de poète. Cela allait de soi que j’arriverais à la bibliothèque. La composition originale du livre a pris plusieurs années avant de m’apparaître.
Pouvez-vous expliquer le sous-titre Observation ?
L’observation est ma méthode, proche de la note, c’est l’éclair d’énergie entre le livre et moi. À cause de ce moment de courte durée, de la rapidité de l’instant, je suis proche de la poésie, mais installée dans le fragment de prose qui sert mon écriture depuis bien des années. Certains textes sont plus longs, quelque chose d’autre se passe alors, relance un autre mouvement, car ce livre se compose de variations qui installent un rythme afin d’échapper à un style répétitif. Je ne voulais surtout pas publier des fiches de lecture, mais montrer toutes les surprises qu’un livre nous réserve.
Quels sont les écrivains et les œuvres qui ont le plus influencé votre travail ?
J’ai cherché à inventer une forme originale pour mon projet, qui se distingue des autres livres sur les livres. Mon rôle est, à chaque fois, de tenter d’échapper aux influences trop directes. D’autre part, c’est plusieurs dizaines d’écrivains que je nomme, que je cite, que je commente.
Est-ce que votre livre a une autre originalité ?
Peut-être celle d’avoir associé mes rêves à ma pensée, car j’ai inclus plusieurs récits de rêve reliés au livre, et ce fait rejoint mon essai précédent, La forme et le deuil. Archives du lac. Il y a des moments, quand nous lisons, où nous flottons un peu comme dans un rêve. Ce ne sont pas des états éloignés.
Avez-vous des rituels d’écriture ?
Pour ce livre, il y a eu un rituel particulier relié au projet. Certes, je me suis toujours placée debout devant ma bibliothèque à laisser aller mes pensées. Cette fois, je l’ai fait systématiquement afin de choisir les livres, les auteurs, les « attachements » qui sont passés dans l’écriture. Il y avait presque toujours aussi une petite pile de livres à côté de mon fauteuil de lecture, près des tasses et des bols de thé refroidi.
Quels sont vos projets ?
Il y a deux livres d’artiste en production, qui paraîtront en France en juin 2010. D’autre part, la fin d’Attachements annonce mon désir de poésie et un important recueil est en chantier, plusieurs années après la publication d’Une pierre sur une pierre. Ce livre aura pour titre Anthologie du présent.

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