Nouveautés

  • Une femme souhaite un garçon mais accouche d'une fille. Toutes deux vivront avec le père et le fils comme des étrangères.

    Devant l'absence de la mère, non pas la fuite de l'enfant, mais l'abdication. Elle se prendra à vouloir connaître sa mère et à lui plaire à tout prix, se faisant tour à tour animal domestique, enfant modèle ou esclave pour attirer son attention. L'amour a sa part d'incompréhension, de résilience et de pardon. Ce qui paraît inadmissible peut devenir essentiel pour que la vie continue.

    Peut-on en vouloir à sa mère mourante de ne pas avoir su nous aimer ?

    En savoir plus [+]
  • Ce livre prolonge les voies arpentées par France Théoret dans Bloody Mary (Typo, 2011). Toujours engagée, elle va plus loin dans sa dénonciation et dans sa réconciliation, d'abord avec elle-même, puis avec les autres. La difficulté de se rencontrer, d'être, de parler en son nom ; être une femme en éclats, dans son propre effacement, trop consciente dans la violence humaine ; se dire comme être humain de genre féminin, finalement être ici et là, à se battre pour vivre ou pour trouver l'apaisement, voilà le propos de la poète.

    En savoir plus [+]
  • L'écriture débridée fait parfois éclater de rire. Le poète sort des ornières de la logique,le sens explose en une divine comédie athée, et absurde. C'est l'heure de la colonisation de Mars, de la respiration cellulaire, de la conquête d'un Nouveau Monde de menthe et de pétrole.

    Héritier du surréalisme, David Jasmin-Barrière tente de libérer le réel du contrôle de la raison en luttant contre les valeurs et les normes convenues. Déconcertant, son récit hyperbolique sera prisé par les lecteurs de Breton, de Gauvreau, de Cocteau ou de Tzara et par les amateurs de rap.

    En savoir plus [+]
  • En plus de rendre hommage aux poètes de la génération de l'Hexagone, Jean Royer, sans sentimentalisme, prétend que tous les langages, ainsi que toutes les sensations, permettent la lecture du poème dans sa verticalité. Le poème devient alors un lieu d'exploration fertile des formes anciennes et récentes, même s'il en contourne les règles.

    Le poète parle de l'absolu de la poésie, l'aborde par les paysages et s'interroge sur la langue dans le poème. Il réaffirme que les formes se font et se défont, qu'elles sont au centre de l'écriture poétique. Jean Royer laisse entrer dans ses mots les mots des autres. Dans un grand souffle, la poésie traverse les frontières entre des mondes intérieurs.

    En savoir plus [+]
  • La guerre a déjà commencé.

    Les combats font rage de Kandahar à Rivière-du-Loup, devant l'écran éteint des téléviseurs, le long des routes, sur les terrains de baseball à la tombée de la nuit, dans les allées du supermarché où on se réfugie pour attendre les rabais de la circulaire et les prochains bombardements.

    On chante des hymnes à la mémoire des héros tous les soirs à Hockey Night in Canada. Ça nous redonne de l'ardeur. C'est tout ce qu'il nous reste.

    L'histoire s'était achevée bien avant le début des combats.

    En savoir plus [+]
  • Il cracha sur les flammes, léger grésillement, infime court-circuit, quelque chose comme ça, bruit de l'âme qui s'en va. N'oubliez pas votre promesse, rappela-t-il encore au photographe, le reportage. Et, comme Timothée se taisait, Pisin ajouta, tout en offrant aux flammes une canette vide de Count Cola : votre fixation sur cette frégate a une certaine beauté. Celle de la démesure. Il la mima en étendant les bras horizontalement : la démesure mesurait environ un mètre quatre-vingts.

    Vous êtes photographe et vous partez à la recherche d'une frégate japonaise échouée sur l'île de Bougainville. Mais c'est plutôt une séduisante Taïwanaise, puis des guérilleros que vous trouvez sur votre chemin. Bientôt, ils deviennent vos geôliers. Et pendant que vous tergiversez dans votre cage de bambou, hésitant entre diverses formes d'évasion, l'épave disparue continue de se désagréger, comme tout le reste.

    En savoir plus [+]
  • Sylvie Dion pose en littérature une question rarement formulée : comment est possible la survie neurologique lors d'un coma? Pour elle, seule l'empreinte sonore et visuelle du poème permet d'atteindre une forme qui représente une autre vie dans ce sommeil, pour ensuite traduire à la fois l'éphémère de l'instant et la profondeur du temps.

    Ce texte explore la mince probabilité de survivre grâce au langage pour un sujet capturé par la léthargie. Le poème laisse entendre le maintien de la vie, le réveil intérieur qui se déroule dans un hors-temps. L'écriture reconstitue la mémoire. Il revient au langage de transformer les forces de mort en pulsion de vie.

    En savoir plus [+]
  • La chambre aux quatre vents tente d'approfondir la compréhension des corps et des lieux qu'ils habitent. L'écriture interroge les profondeurs du rapport amoureux qui s'édifie, se dilate,s'effrite et éclate. Une toile se tisse autour des êtres, à la mesure de leur sensibilité au corps, aux lieux, qui tantôt les magnifient tantôt les décharnent, et aux rituels, sobres ou sacrés, du quotidien. Le corps, cette matière palpable et évanescente à la fois, sert de réceptacle à la mémoire de l'autre. La perte et la séparation demeurent des conditions intrinsèques à l'existence de cet autre en soi.

    En savoir plus [+]
  • Dans une forme en apparence inaccomplie, les vers vont et viennent et créent une réalité sur laquelle s'appuient les espaces. Le poème, tel un rapporteur d'angle, laisse transparaître des paysages gradués où l'écriture reste un lieu de passage.

    Quelle part de précision y a-t-il dans la spontanéité? Quel est l'apport de l'illumination dans l'innommable? De l'esquisse dans la composition? Ce livre est une danse avec les formes, une invitation à ébaucher des gestes sans but précis, à sauter par bonds de Caraquet à NYC, de San Francisco à Pompéi, de Lima à Madrid, de Montréal à Milan, du Costa Rica à Cuba.

    En savoir plus [+]
  • Cette somme poétique, réunissant des recueils importants de Paul-Marie Lapointe, dont Le vierge incendié et Pour les âmes, est parue pour la première fois en 1971 aux Éditions de l'Hexagone. Le poète remporta cette année-là le Prix du Gouverneur général et le prix Athanase-David.

    Paul-Marie Lapointe est né à Saint-Félicien en 1929. Journaliste à partir de 1950, il est l'un des fondateurs de la revue Liberté. Il a fait une importante carrière à la radio de Radio-Canada, comme rédacteur, puis directeur de l'information et directeur des programmes. Décédé à Montréal en 2011, il reste l'un des représentants les plus emblématiques du surréalisme québécois.

    En savoir plus [+]
Previous  Page 1 2