Nouveautés

  • Je suis ici avec ma chair
    et mes pensées, et j'essaie
    de te laisser partir.

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  • LA GÉNÈSE
    En 2007, Nancy Huston, Alain Mabanckou, Éric Orsenna, Le Clézio et Dany Laferrière signaient dans Le Monde une lettre ouverte intitulée « Pour une “littérature-monde” en français » où ils remettaient en cause la vision hexagocentriste des littératures de langue française. Récemment, au Québec, l'éternel débat « terroir contre exotisme » était réactivé à la suite d'une chronique de Christian Desmeules parue dans Le Devoir. Est-il possible pour un écrivain d'adopter une posture autre que nationale ? Les auteurs qui se tournent vers des sujets étrangers sont-ils condamnés à un vain « tourisme littéraire » ?

    C'est pour réfléchir sur ces questions que Ville-Marie Littérature fonde la revue de création semestrielle Le Pigeon, laboratoire et lieu de rencontre qui réunira à chaque numéro les textes littéraires d'une dizaine d'auteurs francophones du monde. Abondamment illustrée par deux artistes en résidence et toute en couleurs, la revue sera aussi belle que riche en découvertes.

    Distribué tant en Amérique du Nord qu'en Europe et en Afrique francophone, Le Pigeon se propose en somme d'effacer les frontières afin de créer une communauté d'auteurs dont la langue française constitue la patrie.

    LE PREMIER NUMÉRO : LENDEMAIN
    Le numéro inaugural, prévu pour mars 2015, a pour thème « lendemain » et s'ouvre sur un passionnant entretien avec Dany Laferrière. C'est en toute liberté qu'ont travaillé autour de ce thème (plus catalyseur que contrainte) nos auteurs invités : Éric Plamondon, Nicolas Ancion, Mylène Bouchard, Iman Bassalah, Patrice Lessard, Mathieu Picard, Ryad Assani-Razaki, Claire Legendre et le poète Roger Des Roches, ainsi que les artistes visuelles Mügluck et Louise Marois.

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  • Une jeune femme parle, et par sa bouche, ce sont toutes les femmes – sorcières, fées, écrivaines, marâtres, aïeules, sœurs, fantômes – qui cherchent à s'exprimer. Sa voix se mêle aux leurs pour former un cri courageux contre le vacarme des forums de discussions, des télé-réalités, des revues à potins. Mais ce n'est pas assez : pour se bâtir un royaume à elle sur les ruines de son héritage, il lui faudra exhiber ses plaies, monter aux barricades, enfoncer toutes les portes, n'avoir peur de rien.

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  • Une femme souhaite un garçon mais accouche d'une fille. Toutes deux vivront avec le père et le fils comme des étrangères.

    Devant l'absence de la mère, non pas la fuite de l'enfant, mais l'abdication. Elle se prendra à vouloir connaître sa mère et à lui plaire à tout prix, se faisant tour à tour animal domestique, enfant modèle ou esclave pour attirer son attention. L'amour a sa part d'incompréhension, de résilience et de pardon. Ce qui paraît inadmissible peut devenir essentiel pour que la vie continue.

    Peut-on en vouloir à sa mère mourante de ne pas avoir su nous aimer ?

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  • Ce livre prolonge les voies arpentées par France Théoret dans Bloody Mary (Typo, 2011). Toujours engagée, elle va plus loin dans sa dénonciation et dans sa réconciliation, d'abord avec elle-même, puis avec les autres. La difficulté de se rencontrer, d'être, de parler en son nom ; être une femme en éclats, dans son propre effacement, trop consciente dans la violence humaine ; se dire comme être humain de genre féminin, finalement être ici et là, à se battre pour vivre ou pour trouver l'apaisement, voilà le propos de la poète.

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  • L'écriture débridée fait parfois éclater de rire. Le poète sort des ornières de la logique,le sens explose en une divine comédie athée, et absurde. C'est l'heure de la colonisation de Mars, de la respiration cellulaire, de la conquête d'un Nouveau Monde de menthe et de pétrole.

    Héritier du surréalisme, David Jasmin-Barrière tente de libérer le réel du contrôle de la raison en luttant contre les valeurs et les normes convenues. Déconcertant, son récit hyperbolique sera prisé par les lecteurs de Breton, de Gauvreau, de Cocteau ou de Tzara et par les amateurs de rap.

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  • En plus de rendre hommage aux poètes de la génération de l'Hexagone, Jean Royer, sans sentimentalisme, prétend que tous les langages, ainsi que toutes les sensations, permettent la lecture du poème dans sa verticalité. Le poème devient alors un lieu d'exploration fertile des formes anciennes et récentes, même s'il en contourne les règles.

    Le poète parle de l'absolu de la poésie, l'aborde par les paysages et s'interroge sur la langue dans le poème. Il réaffirme que les formes se font et se défont, qu'elles sont au centre de l'écriture poétique. Jean Royer laisse entrer dans ses mots les mots des autres. Dans un grand souffle, la poésie traverse les frontières entre des mondes intérieurs.

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  • La guerre a déjà commencé.

    Les combats font rage de Kandahar à Rivière-du-Loup, devant l'écran éteint des téléviseurs, le long des routes, sur les terrains de baseball à la tombée de la nuit, dans les allées du supermarché où on se réfugie pour attendre les rabais de la circulaire et les prochains bombardements.

    On chante des hymnes à la mémoire des héros tous les soirs à Hockey Night in Canada. Ça nous redonne de l'ardeur. C'est tout ce qu'il nous reste.

    L'histoire s'était achevée bien avant le début des combats.

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  • Il cracha sur les flammes, léger grésillement, infime court-circuit, quelque chose comme ça, bruit de l'âme qui s'en va. N'oubliez pas votre promesse, rappela-t-il encore au photographe, le reportage. Et, comme Timotée se taisait, Pisin ajouta, tout en offrant aux flammes une canette vide de Count Cola : votre fixation sur cette frégate a une certaine beauté. Celle de la démesure. Il la mima en étendant les bras horizontalement : la démesure mesurait environ un mètre quatre-vingts.

    Vous êtes photographe et vous partez à la recherche d'une frégate japonaise échouée sur l'île de Bougainville. Mais c'est plutôt une séduisante Taïwanaise, puis des guérilleros que vous trouvez sur votre chemin. Bientôt, ils deviennent vos geôliers. Et pendant que vous tergiversez dans votre cage de bambou, hésitant entre diverses formes d'évasion, l'épave disparue continue de se désagréger, comme tout le reste.

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  • Sylvie Dion pose en littérature une question rarement formulée : comment est possible la survie neurologique lors d'un coma? Pour elle, seule l'empreinte sonore et visuelle du poème permet d'atteindre une forme qui représente une autre vie dans ce sommeil, pour ensuite traduire à la fois l'éphémère de l'instant et la profondeur du temps.

    Ce texte explore la mince probabilité de survivre grâce au langage pour un sujet capturé par la léthargie. Le poème laisse entendre le maintien de la vie, le réveil intérieur qui se déroule dans un hors-temps. L'écriture reconstitue la mémoire. Il revient au langage de transformer les forces de mort en pulsion de vie.

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