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  • Il cracha sur les flammes, léger grésillement, infime court-circuit, quelque chose comme ça, bruit de l'âme qui s'en va. N'oubliez pas votre promesse, rappela-t-il encore au photographe, le reportage. Et, comme Timothée se taisait, Pisin ajouta, tout en offrant aux flammes une canette vide de Count Cola : votre fixation sur cette frégate a une certaine beauté. Celle de la démesure. Il la mima en étendant les bras horizontalement : la démesure mesurait environ un mètre quatre-vingts.

    Vous êtes photographe et vous partez à la recherche d'une frégate japonaise échouée sur l'île de Bougainville. Mais c'est plutôt une séduisante Taïwanaise, puis des guérilleros que vous trouvez sur votre chemin. Bientôt, ils deviennent vos geôliers. Et pendant que vous tergiversez dans votre cage de bambou, hésitant entre diverses formes d'évasion, l'épave disparue continue de se désagréger, comme tout le reste.

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  • Sylvie Dion pose en littérature une question rarement formulée : comment est possible la survie neurologique lors d'un coma? Pour elle, seule l'empreinte sonore et visuelle du poème permet d'atteindre une forme qui représente une autre vie dans ce sommeil, pour ensuite traduire à la fois l'éphémère de l'instant et la profondeur du temps.

    Ce texte explore la mince probabilité de survivre grâce au langage pour un sujet capturé par la léthargie. Le poème laisse entendre le maintien de la vie, le réveil intérieur qui se déroule dans un hors-temps. L'écriture reconstitue la mémoire. Il revient au langage de transformer les forces de mort en pulsion de vie.

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  • La chambre aux quatre vents tente d'approfondir la compréhension des corps et des lieux qu'ils habitent. L'écriture interroge les profondeurs du rapport amoureux qui s'édifie, se dilate,s'effrite et éclate. Une toile se tisse autour des êtres, à la mesure de leur sensibilité au corps, aux lieux, qui tantôt les magnifient tantôt les décharnent, et aux rituels, sobres ou sacrés, du quotidien. Le corps, cette matière palpable et évanescente à la fois, sert de réceptacle à la mémoire de l'autre. La perte et la séparation demeurent des conditions intrinsèques à l'existence de cet autre en soi.

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  • Dans une forme en apparence inaccomplie, les vers vont et viennent et créent une réalité sur laquelle s'appuient les espaces. Le poème, tel un rapporteur d'angle, laisse transparaître des paysages gradués où l'écriture reste un lieu de passage.

    Quelle part de précision y a-t-il dans la spontanéité? Quel est l'apport de l'illumination dans l'innommable? De l'esquisse dans la composition? Ce livre est une danse avec les formes, une invitation à ébaucher des gestes sans but précis, à sauter par bonds de Caraquet à NYC, de San Francisco à Pompéi, de Lima à Madrid, de Montréal à Milan, du Costa Rica à Cuba.

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  • Cette somme poétique, réunissant des recueils importants de Paul-Marie Lapointe, dont Le vierge incendié et Pour les âmes, est parue pour la première fois en 1971 aux Éditions de l'Hexagone. Le poète remporta cette année-là le Prix du Gouverneur général et le prix Athanase-David.

    Paul-Marie Lapointe est né à Saint-Félicien en 1929. Journaliste à partir de 1950, il est l'un des fondateurs de la revue Liberté. Il a fait une importante carrière à la radio de Radio-Canada, comme rédacteur, puis directeur de l'information et directeur des programmes. Décédé à Montréal en 2011, il reste l'un des représentants les plus emblématiques du surréalisme québécois.

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  • Récit ? fragments de fiction ? poésie de prose ?Ces genres se confondent où alternent dérives apocalyptiques et scènes intimistes. En ce texte passionnel, entre les travaux et les jours de Pointe-au-Père, dans le Bas-du-Fleuve, et le secret bien gardé d'un voyage de noces, des personnages fantasmatiques se croisent : un médecin excessif, sa femme languissante, une prostituée de la Côte-Nord, un enfant perdu, un écureuil visionnaire… Sous le choc de la violence qu'ils subissent ou font subir et tentent en vain d'exorciser, ils vivent dans un univers brutal, ravageur, ravagé. Leurs chemins conduisent vers l'inconnu, l'irrationnel, tandis qu'ils s'enlisent dans l'horreur de la nuit des temps.

    Le poète livre un texte à la sensualité brute, dénuée de sentimentalisme. Les amours sans bonheur, liées à des rituels, s'apparentent aux sacrifices. Seule la beauté du monde et des paysages tient lieu de salut.

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  • Actes de présence réunit des textes inédits ou introuvables écrits entre 1945 et 2005, colligés et présentés par Pierre Ouellet.

    Écrivain pour qui l'écriture est solidaire des autres et de son temps, Michel van Schendel a consacré sa vie aux liens étroits entre le poétique et le politique. Un engagement de la parole dans l'histoire et la société, par l'exercice d'une langue juste, puissante, mais également exigeante, inventive et persuasive, voilà ce qui caractérise cette oeuvre unique, ouverte à l'autre et au devenir.

    Ces textes témoignent d'une histoire personnelle et collective qui s'exprime sous l'angle d'un perpétuel commencement, annoncé par le premier vers recueilli ici : Qu'aujourd'hui soit une naissance…

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  • Entre deux âges, l'enfance, l'adolescence, entre deux lieux, la grande clairière, la ville encerclée, Jean Lhomme, Faye Rose et quelques autres, dont un mystérieux narrateur qui les suit, apprennent à être : à exister, à persister, à résister. Ils apprendront l'amour extrême, l'insatiable soif de  l'esprit, la révolte obstinée. Mais cette voracité les dévorera petit à petit.

    En tournant le dos au monde, ils font dos à leur propre vie, même en fonçant dans le tas des choses, des autres et des évènements, qui se retournent contre eux. Dans cette position précaire, l'auteur fait leur portrait, qu'il présente comme la face cachée de sa propre histoire, sorte d'autobiographie non autorisée dans laquelle il se reconnaît… au moment même où tout s'achève.

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  • Quel sens peut-on donner à l'existence lorsque les ancrages s'effacent et que demain s'éveille sous une pierre tombale ? Au-delà de l'éphémère, la poésie ouvre un espace inédit où les mots, en forme de phares, cernent l'essentiel de soi et de l'autre au cœur de l'inconnu.

    La disparition d'un être cher fait basculer le réel vers des zones rarement accessibles. Repères du silence nous convie à un voyage introspectif où s'entrecroisent des tableaux de vie et de mort. À travers un questionnement allant de la perte d'un frère à sa propre survie, l'auteure traduit l'émotion vive de l'instant présent.

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  • Qui n'a jamais songé à migrer dans un autre corps, à faire le saut dans une âme comme on déménage, comme on change de vêtements ou comme on voyage? Mais si la vraie vie est absente, où donc aller en ce monde et dans le temps avec feux d'artifice et signaux de détresse?

    François Hébert a enseigné la littérature et animé des ateliers d'écriture à l'Université de Montréal. Il a été directeur de la revue Liberté et critique littéraire au Devoir et à Radio-Canada. Il a publié plusieurs recueils de poésie à l'Hexagone : Les pommes les plus hautes, Comment serrer la main de ce mort-là, Toute l'œuvre incomplète, Poèmes de cirque et circonstance.

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