Nouveautés

  • Alula, de son nom de plume rassemble les trois livres que Nathanaël a publiés à L'Hexagone dans les années 2000 : Je Nathanaël, L'injure et ... s'arrête ? Je. S'y ajoutent deux textes nouveaux, dont celui qui donne son titre à l'ouvrage, ainsi qu'un entretien : Le dernier mot de l'anémone.

    Dans son avant-propos, Hervé Sanson circonscrit sans les réduire l'interrogation, l'itinéraire et l'incarnation essentiellement inachevés, indéterminés, qui sont au cœur des textes : « La question du triptyque, dit-il, est celle-ci : qui es-tu Nathanaël ? Le mot, le nom, précède un corps qui reste à inventer, un corps queer. Nous sommes la somme de nos transformations. Le livre s'écrit ici dans la chair. C'est à ce titre que “tous les livres sont à brûler”. »

    En savoir plus [+]
  • Disséqué, morcelé, déjà mort mais encore vivant, le corps se fragmente pour former des tapisseries, des robes, des manteaux, de chatoyants indices à rassembler pour un jour arriver à se porter entière. Or, le ratage est patent. Tout est à recommencer.

    j'aurais pu rompre ces lignes
    braver mon règne pour me lover
    dans mes chairs étrangères
    prendre place
    m'aligner en mon centre

    pourtant morceau par morceau je me suis étendue
    à côté des autres sur la corde à linge portant
    sexes tombés puis épinglés

    En savoir plus [+]
  • Un jardin grouillant dans la ville. S'y agite une communauté rompue, blessée, mais qui n'a pas perdu le goût de jouer. Au milieu de cette foule, une femme tente de dénouer le langage de son deuil. Les accidents de la mémoire sont partout… Avec une langue sensuelle, tendre, attentive aux orages comme aux effloraisons, l'auteure propose un recueil étonnant de candeur et de vivacité.

    Le paysage envoie une prière violente. La nuit se penche. Des feuilles mouillées se plaquent sur nos corps. On dirait l'annonce de sacrifices humains. On craint d'être les prochains. On a déjà eu notre tour. C'est une cruauté pieds nus sur roches pointues. Nous camouflons nos bégaiements. Anges apeurés cloués au sol. Nos chairs s'enfuient. L'horizon agite un drapeau blanc.

    En savoir plus [+]
  • La société famélique, saturée d'individualisme, est le lieu initial du recueil. Au fil des pages, la poète joue des coudes et du langage pour s'inventer une posture d'où il serait possible de prendre la parole – une parole libérée de la toute-puissance du « je » tout autant que de l'utopie en banqueroute du « nous ». C'est ainsi que se creuse peu à peu un espace, point de rencontre possible avec le lecteur. Presquailleurs.

    En savoir plus [+]
  • Au delà des villes et des campagnes que le train fend comme un fruit, les voyages en solitaire sont des aventures intérieures, qui rendent sensible ce que la routine avait anesthésié. Secrets jetés au fond de la mémoire, peurs d'enfant moins maîtrisées qu'on ne le croyait; raisons de s'accrocher, aussi, qu'on avait à demi perdues de vue.

    Ces dernières années, Tristan Malavoy a usé ses semelles sur quelques continents. Il en a rapporté dix chansons qui nous parlent du mouvement de la route et des saisons amoureuses, mais aussi une foule d'anecdotes et de réflexions à vif, égrenées dans ce livre-disque en forme de carnet de bord.

    En savoir plus [+]
  • Une femme se défait de sa peau devenue trop exiguë ; un homme retrouve la carapace vide et entreprend de l'habiter. Dans ces poèmes apocalyptiques, des personnages peinent à trouver l'espace et la matière nécessaires à leur existence.

    Il attend que les drosophiles
    fassent encore plus de drosophiles
    au-dessus du comptoir
    verse du vinaigre dans un verre
    examine les mouches qui plongent dans le liquide doré
    respire profondément en les voyant s'asphyxier
    tout à coup une brûlure
    une piqûre de chaque côté de la colonne vertébrale :
    des ailes.

    En savoir plus [+]